Le sentier côtier SPPL près de la Pêcherie.

L’Ile Berder est très fréquentée pour sa qualité paysagère exceptionnelle. Un sentier côtier, SPPL servitude de passage pour piétons sur le littoral, a été institué de longue date par l’arrêté préfectoral du 19 avril 1982. Il fait le tour de l’île Berder, reprenant le tracé d’un sentier piéton préexistant (notice explicative jointe à l’arrêté, p13). De ce fait la SPPL est une servitude modifiée. 

Le tracé indiqué par la carte jointe à l’arrêté (pièce 1) est peu précis. Au Nord de l’île il s’approche de la Pêcherie tout en restant à petite distance. Au niveau du débouché du passage submersible un chemin transversal créé par le public d’est en ouest coupe le nord de l’ïle (pièce 2). Il est couramment utilisé par les piétons à la fin de leur tour de l’île  comme un raccourci du sentier côtier. Ce raccourci qui n’est pas le sentier côtier évite de passer près de la Pêcherie.

L’achat de Berder par le groupe Giboire en 2018 a modifié la situation dans l’île. Un projet de création d’un important complexe hôtelier au centre s’est accompagné d’une privatisation du secteur de la Pêcherie, au nord, lieu que le promoteur se réserve apparemment pour l’habiter.

Cette volonté s’est traduite par l’érection d’une ganivelle est-ouest en travers de l’isthme interdisant le passage à l’approche de la Pêcherie, avec des panneaux et des cordes interdisant le passage. Ce faisant le tracé au sol du sentier côtier au niveau de la Pêcherie a disparu. L’interruption est particulièrement visible sur le tracé du sentier à l’est dans le sous-bois : il est barré par la ganivelle avec de plus un écriteau portant la mention « privé » (pièce 2). Un huissier engagé par nous le  19 décembre 2019 a décrit cet état de fait.

Deux lettres au préfet, le 27 mai 2019 et le 15 juillet 2019, ont demandé de matérialiser à nouveau sur le terrain la SPPL devenue invisible. Nous n’avons pas reçu de réponse. Cependant  nous avons appris que le préfet avait déclenché deux expertises de ses services qui avaient conclu à l’existence inchangée de la SPPL.  Nos lettres n’ont donc pas reçu de suite.

Avec l’aide d’un avocat les 4 associations, dont la FAPEGM, ont le 24 février 2020 mis en demeure OCDL-Giboire de rétablir le tracé originel de la servitude. Sans réponse elles ont usé le 11 juin 2020 de la possibilité légale d’adresser au tribunal une demande de référé en cas de trouble public manifeste. Le Tribunal a rejeté le 23 juillet 2020 la demande de référé faute de trouble manifeste et a renvoyé l’affaire au juge de fond. Nous en sommes là.

Il semble que la ganivelle suive grosso mode, à quelques mètres près, le tracé de la SPPL. De ce fait il serait réaliste de borner notre demande au tribunal de faire supprimer les panneaux et les cordes d’interdiction et de faire réapparaître l’implantation du sentier côtier à l’endroit exact.

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